Longs trajets : bien s'installer au volant

Coussin lombaire calé dans le creux du dos contre un dossier

Un siège de voiture n'est pas un siège de bureau. Il est dessiné d'abord pour vous maintenir latéralement dans les virages et pour se comporter correctement en cas de choc. Le confort sur trois heures d'autoroute vient ensuite, et sur beaucoup de modèles il vient assez loin.

C'est pour ça que la douleur apparaît rarement pendant le trajet. Elle arrive à la sortie, quand on se lève.

Réglez dans cet ordre, pas dans un autre

Chaque réglage déplace le suivant. Si vous commencez par le volant, vous recommencerez tout.

D'abord l'inclinaison du dossier. Autour de cent à cent dix degrés, soit légèrement incliné vers l'arrière, pas droit. La verticale fait porter tout le poids du haut du corps sur le bassin ; une légère inclinaison en transfère une partie au dossier.

Ensuite la distance. Enfoncez la pédale d'embrayage — ou de frein — à fond : votre jambe doit rester légèrement fléchie, jamais tendue. Une jambe tendue pour atteindre la pédale vous fait décoller le dos du dossier à chaque appui.

Puis la hauteur d'assise, si votre voiture le permet. Montez jusqu'à voir confortablement la route sans tendre le cou, tout en gardant de la marge au-dessus de la tête.

Enfin le volant. Bras légèrement fléchis, poignets qui retombent naturellement sur le haut du volant quand vous tendez les bras. Si vous devez décoller les épaules du dossier pour tourner, il est trop loin.

L'appuie-tête n'est pas un coussin

C'est un élément de sécurité, destiné à limiter le mouvement de la tête en cas de choc arrière. Son réglage ne se discute pas : le haut de l'appuie-tête à hauteur du sommet du crâne, et le plus près possible de l'arrière de la tête.

Un appuie-tête trop bas transforme un choc bénin en coup du lapin. Et n'ajoutez jamais un coussin épais entre votre nuque et lui : vous déplacez la tête vers l'avant et vous annulez sa fonction.

Pourquoi le bas du dos fatigue en premier

Une fois tous les réglages faits, il reste presque toujours un vide entre le creux de vos reins et le dossier. Les dossiers auto sont souvent trop plats à cet endroit, et sur beaucoup de voitures le réglage lombaire intégré est soit absent, soit placé trop haut.

Ce vide oblige les muscles du bas du dos à travailler en continu pour maintenir la position, pendant toute la durée du trajet, sans aucune pause. C'est un effort faible mais permanent, et c'est exactement le type d'effort qui ne se sent pas sur le moment.

Le test, moteur à l'arrêt : installez-vous normalement et glissez une main à plat entre le bas de votre dos et le dossier. Si elle passe avec du jeu, le vide est là.

Les pauses comptent autant que la position

La sécurité routière recommande une pause toutes les deux heures. Pour le dos, l'intérêt ne tient pas à la durée de la pause mais au simple fait de se lever : quelques minutes debout suffisent à décharger le bassin et à relancer la circulation dans les jambes.

Profitez-en pour marcher plutôt que pour vous rasseoir autrement.

Ce qu'un coussin change, et ce qu'il ne change pas

Un coussin lombaire comble le vide et supprime l'effort continu des muscles du bas du dos. C'est le seul ajout qui vaille vraiment le coup en voiture, et c'est aussi celui qui coûte le moins cher.

Un coussin d'assise, en revanche, demande de la prudence au volant : il vous surélève, donc il modifie votre position par rapport au volant, aux pédales et à la ceinture. Sur un trajet long dans une voiture où vous avez de la marge en hauteur, c'est faisable — à condition de refaire tous les réglages ensuite, dans l'ordre ci-dessus.

Et quelle que soit la configuration, la ceinture doit passer à plat sur la clavicule et bas sur les hanches. Si un coussin déplace son trajet, retirez-le.

Pour l'autoroute

Notre coussin lombaire fait 10 cm au point le plus épais et se place au creux des reins, pas plus haut. C'est la même pièce que celle du bureau. Si vous alternez volant et poste de travail, un deuxième exemplaire évite de le transporter matin et soir.